Le Pouvoir des innocents
Voilà que je termine Le pouvoir des innocents et ce fût une excellente surprise.
Premier atout et non des moindres : la noirceur pesante de certains passages. Bien dosée et bien exploitée au profit de la trame principale, elle vous laisse tout simplement pantois.
C'est dans la trame principale justement que j'ai personnellement décelé la deuxième qualité de la série. Surpris par des retournements de situation finement amenés, le développement du récit m'a conduit avec beaucoup d'intérêt jusqu'au mot fin. Même si certains passages sont plus facultatifs et lents, l'histoire demeure fluide et fichtrement bien foutue!
L'aspect graphique réaliste évolue au fil des tomes et le trait s'affine, se précise. La colorisation est bonne et sert l'ambiance générale du récit.
Bref, cette série en cinq tomes mérite indéniablement que l'on s'y attarde. Je pense que je vais prolonger mon plaisir avec les "spin-offs" déjà parus.
N.B: c'est moi ou le centre de Jessica est franchement inspiré du bouquin de Neill "Libres enfants de Summerhill"? |