Le 11e Jour
« Le 11ème jour » m’est apparu comme une bande dessinée conçue avec beaucoup de pudeur sur le séjour de Sandrine Revel à New-York pendant les attentats du 11 septembre 2001. C’est aussi par conséquent un témoignage sur ce qui s’est passé réellement dans cette ville pendant l’effondrement des deux tours du Word Trade Center.
C’est un récit tout en pudeur parce que l’auteur était encore en deuil de son frère, Stéphane, lorsqu’elle s’est rendue à New-York. De ce fait, à chaque fois qu’elle visitait les lieux, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à lui. Et bien entendu, lorsque les deux tours se sont écroulés, elle ne pouvait qu’en faire le parallèle avec la mort de son frère. Et alors, quoi de plus normal ? Sandrine Revel n’est pas une journaliste, elle ne pouvait donc pas nous conter comment les terroristes ont pu frapper les deux bâtiments ! Elle ne pouvait donc pas non plus faire une thèse sur ce drame ! Il ne faut pas confondre le métier de journaliste avec le récit d’un touriste.
Dès lors, Sandrine Revel ne pouvait que nous raconter ce qu’elle a réellement vécu et ce qu’elle a ressenti dans ces moments-là… sur ces points-là, je trouve qu’elle s’en sort assez honorablement ! Du moins, j’ai perçu beaucoup de sincérité dans ses propos et c’est ça qui m’a touché dans sa bande dessinée d’autant plus que j’ai apprécié beaucoup la finesse de son coup de patte et sa mise en couleurs.
On pourrait en discuter beaucoup et longtemps sur l’intérêt du témoignage de Sandrine Revel de son séjour à New-York pendant les attentats du 11 septembre 2011. Moi, ce que je retiens dans son récit, c’est le fait que l’auteur y ait raconté avec beaucoup de sincérité et de pudeur, ce sont ces deux choses qui m’ont fait apprécier cette lecture d’autant plus que j’ai aimé son coup de crayon. |