Chroniques de Pékin
Il y a une petite perle dans ce collectif intitulé « Les Chroniques de Pékin ». Ce bijou, c’est Nie Jun qui l’a réalisé. Il s’agit d’un court récit sur un enfant qui rêve de savoir nager ; pour cela, il sera aidé par son grand-père d’une façon très particulière. Cette histoire m’est apparue très touchante, tendre, magnifiquement dessinée et fantaisiste. C’est une belle fable qui me donne envie de découvrir les albums de cet auteur !
Pour le reste, comme dans tous les collectifs, il y a des récits qui me apparus plus ou moins intéressants aussi bien au niveau graphique que scénaristique. Ainsi, j’ai apprécié également l’historiette conçue par Ji’An qui nous situe dans un vieux quartier de Pékin. Les autres récits sont très inégaux : soit le dessin est convaincant et le scénario inintéressant, soit c’est l’inverse. En tout cas, il serait injuste de dire que les artistes chinois se ressemblent au regard des styles très différents des uns des autres présents dans ce collectif !
Comme vous avez pu le deviner, ces chroniques ont été conçues avant les Jeux Olympiques de Pékin et par conséquent tournent plus ou moins sur cet événement, elles nous montrent également certaines facettes peu reluisantes du passage à la « modernité » de la société chinoise. Je trouve cela assez encourageant de constater que certains auteurs peuvent s’exprimer ainsi dans un pays où la liberté de paroles est limitée. Nous pouvons y constater aussi que les jeunes chinois nous apparaissent comme des personnages très tournés vers le monde.
« Les chroniques de Pékin » m’est apparu comme un collectif assez intéressant sur la situation actuelle de la société chinois, c’est une sorte de témoignage de l’état du pays par des artistes locaux. A ce jour, cette bande dessinée est vendue à 5€00 (au lieu de 18€00) chez un hard discounter du livre. A ce prix-là, n’hésitez pas à vous la procurer car certains récits comme celui réalisé par Nie Jun sont des merveilles ! |