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Avis posté par
Mac Arthur
le 17/07/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus)
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Demain les Oiseaux
Première incursion dans l’œuvre de Tezuka… et grosse déception. Bon, déjà à l’origine, je ne suis pas fan de mangas mais les problèmes que j’ai rencontrés sont ici d’un autre ordre.
Le dessin, tout d’abord, n’est pas déplaisant en soi et évolue d'une manière positive au fil des pages. Si l’album avait été écrit dans l’immédiat après-guerre, je l’aurais même trouvé bon. Tezuka emprunte en effet beaucoup aux comics de l’entre-deux guerres, surtout dans ses passages burlesques, avec un dessin caricatural et minimaliste. A côté de cela, nous avons droit à des dessins d’oiseaux très réalistes… dont je me demande ce qu’ils viennent faire là. Ces dessins s’intègrent en effet dans le récit comme un cheveu intègre une soupe. Pour le reste, le trait est simple et très lisible. J’ai donc le sentiment d’avoir lu un bric-à-brac de dessins dont certains n’ont d’autre but que de faire du volume. Mais, bon, contrairement à beaucoup de mangas, ce dessin ne m’a pas « bloqué ».
Mais ce qui m’a vraiment rebuté, c’est le ton employé. Je me demande toujours dans quelle mesure Tezuka se prend au sérieux, tant cette histoire oscille entre le grotesque burlesque et la tentative de fable humaniste. Le sommet (et point de difficile retour) est atteint pour moi lorsqu’il fait dire à l’un de ses personnages, sur un ton qui me fait croire qu’il est convaincu de ce qu’il dit, que la surpopulation est cause de chômage. Des raccourcis pareils, lorsque l’on cherche à crédibiliser son récit, c’est… pfff... et si, au contraire, on cherche à faire du burlesque, le ton employé aurait dû être bien plus humoristique.
Les différentes histoires, qui sont la plupart du temps que la réutilisation de grands classiques de l’histoire de l’humanité adaptés au délire de départ, ne m’ont que peu touché. Je les ai trouvées très prévisibles et souvent inutilement tirées en longueur.
En fait, seule la dernière histoire, qui joue du contre-pied, m’a vraiment plu. Mais, bon, 6 pages sur 300, ça fait peu pour dire autre chose que « bof ». |
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