Grand Prix
Ce récit recèle d’autant de défauts que de qualités. Et son plus gros défaut provient sans doute de sa plus grande qualité : son côté historique très riche et envahissant.
J’ai en effet appris pas mal de choses sur la période évoquée et l’angle d’approche de la compétition automobile et des écuries allemandes bien soutenues par Hitler et son gouvernement est original et intéressant.
Oui, mais voilà, à force de nous gaver de données historiques, l’auteur en vient à négliger et son intrigue centrale et le charisme de ses personnages. D’ailleurs, d’intrigue centrale il n’en sera finalement pas question. On suit la trajectoire de différents personnages durant cette période mais sans avoir le sentiment qu’il y a un début et une fin à ce récit. Celui-ci se termine d’ailleurs par une évocation de la trajectoire des personnages en question après cette période.
Le dessin de Marvano est toujours aussi typique. On aime ou on n’aime pas mais ce style s’avère très précis pour ce qui est des décors et, à mes yeux, peu séduisant pour les personnages (car je n’aime pas trop l’encrage fait sur ceux-ci, qui me les rend froids et distants).
Au final, je trouve que la série mérite d’être lue, mais il ne s’agit pas d’une lecture délassante. Les données historiques sont nombreuses et intéressantes et ce sont elles qui justifient la lecture, les personnages manquent trop de charisme à mes yeux pour que leurs aventures me touchent, et l’intrigue centrale m’est apparue absente.
Un emprunt en bibliothèque s’avèrera sans doute plus opportun avant un éventuel achat. |