Don Dracula
La série Don Dracula met en scène le fameux comte, mais transposé dans le Japon des années 80, avec sa fille Chocolat et son serviteur Igor. Les volumes sont construits sous la forme de petites histoires où on retrouve parfois un fil conducteur ou des références dans les autres scénettes.
Je dois avouer que globalement, j’ai un peu de mal avec le Dieu du manga. Ma première découverte fut télévisuelle, quand j’étais môme avec l’adaptation en série anime de "Astro". Et déjà à l’époque j’avais un peu de mal. Je trouvais le dessin pas très bien réalisé et les histoires un peu trop tirées par les cheveux. Mes lectures de manga de Tezuka me laissent souvent la même impression. Ces personnages sont très bien construits, mais je trouve toujours que sa façon de raconter ne me correspond pas. Du coup, j’ai un peu de difficulté à me lancer dans ses œuvres.
Ce qui est plutôt fort avec Tezuka quand même, c'est cette propension à insérer des thèmes humanistes ou de sociétés dans un manga à vocation humoristique. C’est le cas dans ce Don Dracula, manga pas sérieux et divertissant. Je pense notamment à une critique de la télévision dans une petite historiette, à une religion prénommée Charlatans ou encore ce député qui s’exclame :
- Je t’aime bien ma petite Senne […] je vais t’offrir trois petits millions
- Monsieur le député, ce n’est pas raisonnable
- Penses-tu ! C’est l’argent des impôts.
Voilà un petit aperçu de ce que cela peut donner sur certaines de ses positions. On a l’impression que cet auteur ne se relâche jamais, quel que soit le manga, il veut amener à réfléchir ou à dénoncer des faits de sociétés.
Du Tezuka en mode rigolo ! |