Pauline (et les loups-garous)
Cette BD m'a bien plu... jusqu'à sa conclusion.
J'ai bien aimé son ambiance de road-movie à l'américaine dans un décor pourtant bien français. J'ai apprécié son contexte, ses personnages assez particuliers et leur histoire à la fois simple et complexe. J'ai bien aimé le dessin qui collait bien à l'ambiance un peu glauque sans être trop noir du récit. Et j'étais curieux de voir où tout cela allait nous mener, ce couple d'amoureux en fuite, la ville un peu sordide où ils se réfugient, ces visions de loups-garous, ce parcours à la lisière de la réalité, de l'hallucination et de la métaphore sur le passage à l'acte.
L'intrigue mettait cependant du temps à prendre corps. Et quand est venue la fin, je l'ai trouvée nettement trop abrupte. Elle ne m'a strictement pas parlé. Je lui trouve différentes explications, rien n'indiquant toujours de quelle côté de la frontière de la réalité nous sommes passés à ce stade, mais quelque soit le message final de l'auteur, il m'a laissé perplexe voire désabusé. J'ai le sentiment d'un léger gâchis, rien de mauvais mais juste une conclusion dommage là où l'atmosphère et le scénario du reste du récit me laissaient espérer une fin avec davantage d'envergure ou de force. |