Tralaland
Déjanté, loufoque, sans queue ni tête... voilà en quelques mots le portrait de Tralaland.
Benoît, notre jeune héros, va se retrouver plongé dans ce monde bizarre, où les animaux parlent, où on voyage en canon, où les îles se déplacent… Benoît a un seul objectif : rentrer chez lui. Mais comment faire lorsque personne ne connaît le chemin ?
Effectivement, c’est amusant et distrayant. L’humour change de ce qu’on peut avoir l’habitude de lire, car les blagues sont construites sur le non-sens et l’absurdité. Et c’est franchement réussi. Le bouquin se compose de plusieurs histoires permettant d’en découvrir plus sur le monde merveilleux de Tralaland.
J’aime particulièrement le dessin de Libon, l’expressivité de ses personnages. Rien que les "tronches" de ses personnages me font souvent sourire. L’utilisation d’une grande palette de couleurs renforce ce côté fou de l’histoire. On peut trouver, surtout dans les premières histoires, du mauve, du rouge, du jaune, du rose, du bleu, du vert… sur une même page. L’impression est assez saisissante.
J’ai bien aimé aussi la petite historiette "L’enfer de l’infiniment petit", quand Benoît, Bob et Bisou, devenus aussi petits qu’une fourmi, tombent sur une araignée. Benoît en a très peur. Mais en fait l’araignée ne se révèle pas être dangereuse, mais juste bavarde, trèèèès bavarde. Et comme le dit si bien Bisou, le loup gentil : Purée, elles sont lourdes les araignées !
Si j’ai un petit conseil à vous donner, évitez de jouer au justicier corsaire de la galaxie dans votre jardin… |