Le Joueur
Je n’avais pas spécialement l’intention de lire cette BD au moment de sa sortie car c’est un genre que j’affectionne peu. Les histoires compliquées où argent, amours impossibles, rivalités et luttes de classes font rage ne sont pas trop ma tasse de thé, c’est souvent très compliqué et révélateur d’un monde et d’un état d’esprit qui ne me plaisent pas.
Et puis j’ai eu l’occasion de rencontrer le dessinateur Loïc Godart en dédicace et du coup, j’en ai fait l’acquisition.
Au final, je ne regrette pas mon achat, je ne connaissais pas cette histoire adaptée d’un roman de Dostoïevski et ce fut l’occasion de me cultiver un peu. J’ai trouvé la BD plutôt facile à lire et à suivre, les personnages sont tout de suite identifiables, chacun dans son rôle respectif et avec son caractère torturé à souhait, j’ai ressenti fort peu de sympathie pour la jeune fille dont est amoureux notre héros et qui est finalement très capricieuse et à l’origine de ses déboires. J’ai beaucoup aimé la vieille femme dont tout le monde attend la mort.
Le dessin ne me plaît qu’à moitié (petite moitié d'ailleurs), bien que le style présenté ici soit nettement plus à mon goût que celui utilisé par le dessinateur dans d’autres œuvres comme « L'Anatomiste » ou « Bang! », grâce notamment à la mise en couleur à l’aquarelle. Par contre, les personnages, leurs visages et surtout leurs bouches, souvent pincées, m’ont un peu rebutée.
Un avis mi figue mi raisin au final, mais pour un genre vers lequel je ne serais pas allée sans avoir rencontré l’auteur, je suis plutôt satisfaite ! Et puis ça m’a donné l’occasion de faire connaissance avec un pilier de la littérature « classique », moi qui en connais si peu dans ce domaine, donc rien que pour ça, j’en conseille au moins la lecture, si ce n’est l’achat surtout que c’est un bel objet. |