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Avis posté par
Chalybs
le 05/06/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus)
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Après la nuit
Je me suis bien fait avoir avec cet album !
Allez piger pourquoi, avec cette couv’ et ce titre, je m’attendais à une histoire de zombie…
C’est un bon western dans le style western spaghetti. L’ouverture de l’album est d’ailleurs vraiment choucarde et donne le la. Quand le charognard se pointe dans ce bled avec les adjoints à l’archer qui attendent, les cadrages, les dialogues avares, courts et percutants nous font rentrer dans l’histoire en moins de jouge.
Je m’attendais alors à ce que le babillard prenne le chemin classique de l’escalade, du bal ouvert et se termine pas une bonne baston, plein de coups de feu et des canés à tout va. Je m’attendais à une fin explosive où les héros seraient vainqueurs, fiers de l’être et portés en triomphe, libérant de l’oppression de pauvres pecos, voire une bourgade entière.
Ah ! Ah ! Que nenni, je m’étais enfoncé le canon de mon Smith & Wesson dans l’gobille jusqu’à la crosse !
Alors, malgré tout, ce western reprend bon nombre de principes classiques et joue énormément sur les ambiances, sur les caractères des personnages, sur le mystère les entourant et sur la découverte de leur passé tourmenté, secret et parfois bien sombre.
On pourra chercher l’action longtemps dans cette histoire. Bien loin d’un western d’action, C’est surtout une surprenante histoire intimiste dans laquelle chaque calebasse du trio principal (l’archer, la bête à puce, l’écrémeuse) va progressivement se livrer. Nous allons découvrir au fil des pages le vrai caractère de chacun et mieux comprendre leurs réactions et surtout, leurs émotions.
Le rythme assez lent de l’œuvre de bout en bout m’a bluffé, mais finalement j’m’affale que cela ne m’a pas chambardé et contribue même, à imposer cette ambiance oppressante dans laquelle tous les protagonistes sont pas franchement dans leurs petits souliers.
Si au final, il n’y a rien de bien novateur chez les personnages, la fin et le duel qui s’annoncent seront quant à eux bien surprenants. Tout en gardant le cap de la lenteur posé depuis la première case, le dénouement m’a cueilli tout frais et a fait que cette BD se retrouve finalement avec un ressentiment final positif.
Le conflit entre le matuche qui a ben les foies quand un revenant déboule dans sa town et ce revenant n’est pas nouveau mais est très bien traité.
Le dessin va parfaitement avec le scénario. Le dessin de Guérineau n’est plus à justifier. Je le connais depuis longtemps, notamment pour son excellent turbin sur la série Le Chant des Stryges.
Il prouve une fois de plus tout son talent en donnant dans le blanc à s’adapter à un nouveau contexte, à une ambiance et des décors radicalement différent. Son découpage et sa composition siéent parfaitement au scénario.
Les personnages ont des corgnolons bien choisies, identifiables du premier regard : le poulardin et sa tête de d’oiseau de proie, le salaud et sa tête un peu trop laubée pour être honnête et la gagneuse et ses limaces éclatées…
La couleur de Raphael Hédon, qui a aussi œuvré sur Le Chant des Stryges, sont très bonnes et collent là encore à la réussite de l’ambiance intimiste et lourde qui pèse sur l’ensemble du scénario. D’ailleurs, je trouve sa couleur nettement plus réussie sur cet album que sur les stryges.
Maintenant je me demande vraiment quel était l’intérêt de montrer aussi crument la scène de sexe entre 2 personnes que je ne nommerais pas pour garder le mystère. C’est un BD porno ce truc ? On voit un peu trop bien l’objet de monsieur et quand elle lui dégorge le chibre.
Et une fois de plus, je ne donnerai surement pas cette BD à mes chiares, neveux ou nièces avant leurs 18 ans…Ce n’est plus une BD ados/adultes, mais bien purement adulte.
On va encore me traiter de puritain et de coincé du slip, mais personnellement, je ne comprends pas cet engouement pour mettre des scènes aussi explicites dans une BD. C’est détestable. Et cela justifie ma note. |
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