Tortuga
La sortie du tome 2 met un terme à ce récit voué à la résurrection de la flibusterie dans les eaux de l’île de la Tortue. C’est aussi l’occasion de se replonger dans cet univers avec une relecture salutaire du premier opus.
Première chose qui interpelle : le graphisme qui lorgne (sans trop se cacher) du côté d’un Mignola. La référence est flatteuse mais le rendu est presque à la hauteur avec, en prime, des couleurs chaudes utilisées à bon escient. Bref, le visuel emporte mon adhésion même si l’usage des aplats noirs est parfois excessif (tous les protagonistes portent un loup).
Deuxième chose qui interpelle : la narration très cinématographique. Lors de la lecture, on ne peut s’empêcher de penser à un "Pirate des Caraïbes" : même tempo, même action, même humour. Alors, qu’importe si des écarts historiques sont faits pour autant qu’ils soient assumés.
Après lecture des deux tomes dans la foulée, ma note est revue légèrement à la baisse. L’enthousiasme suscité par le premier opus ne s’est pas prolongé avec la même intensité dans le second volet. Au final, je retiendrais un récit de flibusterie honnête avec un soupçon de fantastique (rites vaudous) de bon aloi. Mais l’ensemble souffre d’un manque de consistance par moment. Ca reste un bon cru mais on aurait pu espérer davantage.
Un bon divertissement en somme. |